14 janvier 2021

Lieu : https://greenlight.lal.cloud.math.cnrs.fr/b/ngo-7hh-evq

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Programme :

  • Thanh Mai Pham Ngoc (14h-14h45) : Estimation adaptative de graphes géométriques non-paramétriques
  • Anne Moreau (15h-15h45) : Invariants motiviques de cordes pour les variétés sphériques.
  • Hélène Gispert (16h-16h45) : Margaret Rossiter et les origines de l’ « effet Matilda » - Les études des années 1970-1990 aux États Unis sur les carrières des femmes en science.

Résumés :
Thanh Mai Pham Ngoc : This talk studies the recovery of graphons when they are convolution kernels on compact (symmetric) metric spaces. This case is of particular interest since it covers the situation where the probability of an edge depends only on some unknown nonparametric function of the distance between latent (non observed) points, referred to as Nonparametric Geometric Graphs (NGG).
In this setting, adaptive estimation of NGG is possible using a spectral procedure combined with a Goldenshluger-Lepski adaptation method. The latent spaces covered by our framework encompass (among others) compact symmetric spaces of rank one, namely real spheres and projective spaces.
Anne Moreau : Dans cet exposé, nous nous intéresserons aux intégrales motiviques sur l’espace des arcs de plongements sphériques.
Comme application, nous calculons la fonction de cordes de tout plongement sphérique Q-Gorenstein.
En particulier, cela donne une formule combinatoire pour les nombres de Betti de variétés sphériques projectives lisses.
Nos motivations viennent de résultats connus pour les variétés toriques, bien que nos techniques soient différentes.
Il s’agit de travaux en commun et en cours avec Victor Batyrev.
Hélène Gispert : En 1968, Robert Merton nomme « Matthew effect », le phénomène de « halo » qui attribue à des scientifiques renommés des travaux qu’ils n’ont pas fait, ou pas fait seuls. Ceci implique, second temps de cet effet Matthieu, que celui qui n’est pas connu ne se voit pas attribué ses propres travaux au bénéfice des scientifiques plus connus. S’attachant à l’histoire qui a été faite au cours du XXe siècle aux États-Unis des femmes scientifiques, Margaret Rossiter reprit l’analyse de Merton de ce phénomène d’invisibilisation et montra sa permanence et sa spécificité dans le cas des femmes. Elle le baptisa l’effet Matilda dans un article de 1993, « The Matthew Matilda Effect in Science », Margaret W. Rossiter, 1993, Social studies of Science, 325-341.
Je replacerai cet article dans le contexte des nombreuses études sur la place et les carrières des femmes en sciences qui sont parues aux États-Unis dans les années 1970-1990. Je reviendrai sur les tensions et les enjeux de cette littérature où l’on peut repérer deux courant opposés, un premier, étranger à toute perspective de genre, développant une approche « Add women and stir », un second, pointant et mettant en cause les structures sexistes de la science, auquel appartient Margaret Rossiter.